POURQUOI nous n'irons pas au Dansoir

Ainsi que nous l’annoncions depuis quelques mois sur notre site, la pièce chorégraphique Human.fair d'Alexandre Fernandez devait être diffusée les 4 et 5 mai 2011 au Dansoir Karine-Saporta à Paris. Nous avons cependant décidé d’annuler ces dates, qui furent ramenées au dernier moment à une seule, sur décision du Dansoir. Reste que notre annulation n’est aucunement amputable qu’à cette seule modification de date. Elle considère tous les points de l’accueil de notre compagnie qui ne peuvent pas être justifiés, et d’autant moins par un lieu et une structure de la renommée du Dansoir-Karine Saporta, subventionnés grassement par les institutions publiques.

Nous nous fondons à ce propos sur l'edito de Jean-Marc Adolphe et Sébastien Thiery pour la revue MOUVEMENT ici :

http://www.mouvement.net/critiques-a922cf43be5ee52d-dansons-la-carmagnole

Le seul argument que le Dansoir nous ait opposé fut une meilleure visibilité du travail lorsqu’il est produit à Paris.

Pour nous, "diffuser n’est pas jouer" surtout quand les conditions sont digne d'un certain… disons-le : esclavagisme moderne.

En effet, si le Dansoir-Karine Saporta ne nous a pas caché les conditions d’accueil et de diffusion qu’il réserve aux compagnies (pas d’aides financières, ni au logement, ni au déplacement, ni au repas, pas de communication particulière autour de l’événement, et un partage des recettes à 50-50 %), nous jugeons aujourd’hui cette politique, particulièrement néfaste pour l'ensemble des créateurs – et en ce sens inacceptable – . En un sens aussi, cette politique montre que Paris n’est plus forcément "the place to be", au regard particulier du dynamisme et du professionnalisme des lieux de diffusion « provinciaux », tels que l'Usine de Tournefeuille et le CDC de Toulouse, qui témoignent que défendre une programmation n’est pas seulement faire des choix originaux et déroutants, mais aussi se passionner pour les nouveaux créateurs émergeants ainsi que les compagnies innovantes, et les soutenir, les accompagner, les suivre par quelques moyens que ce soit, honnêtement, et sans ignorer le chapitre de l’implication financière.

Nous parlons et dénonçons en notre nom, mais sans doute aussi, nous l'espérons, avec tous ceux qui savent que la diffusion ressemble à un « sport de combat », déstabilisant parfois, mais toujours réussie quand nous unissons nos efforts.

 

ÉDITO

Être la cause…

« Ne pas chercher dans une et même direction ouvre notre champ de vision et cela a le mérite d’exciter la curiosité et d’enrichir une écriture.  Comment donc appartenir à telle ou telle discipline artistique, quand on se sent proche de l’auteur, au sens premier de sa définition, c’est à dire, une personne qui est le responsable, la cause d'un acte, d’une découverte, d'un accident et qui en assume pleinement les conséquences ? C'est en étant « indiscipliné » que l'on sort son geste de la tourmente de la verticalité apprise en le déplaçant dans la transversalité d’un ensemble de sensations possibles d’écriture. C’est en s’écartant de toutes contraintes conventionnelles, disciplinaires et orthodoxes, que l'on accéde à la dimension inventive sans cesse renouvelée de l’imaginaire. À y regarder de près, le comportement transgressif, en l’adoptant, a toujours permis à l’art, dans les pires moments de l’histoire, de nous sortir du conservatisme mortifère dans lequel nous fûmes plongés et de nous faire prendre part à la dimension universelle de toute chose. Cette liberté d’action du subversif me paraît être l’âme de toute œuvre contemporaine. Si l’artiste la néglige, il n’est plus audible, il sort de son rôle, il perd la visée de sa destinée. S’il perd ce geste libre d’écriture, insondable et fondamental qui fait oeuvre en lui, il n’est plus l’interprète du monde qu’il observe. C’est pourquoi, quand je crée un spectacle, élabore un événement culturel ou réalise une installation vidéo, je ne m'adresse pas à telle ou telle personne, je ne m'adresse qu’au mortel que je suis, en extirpant de ma propre personne «ces choses» qui me font réfléchir et fléchir sur mon rapport au monde et qui me font écrire. Ces choses qui me débordent de partout, ces quantités de choses qui me remplissent et font de moi un homme libre et vulnérable, éternellement insatisfait» AF

 "L'artiste a-t-il un avenir ?" lire le texte d'Yves Michaud

 

Tous les corps sont ou en mouvement ou en repos. Tout corps se meut, tantôt plus lentement, tantôt plus vite. Les corps se distinguent les uns des autres par le mouvement et le repos, la vitesse ou la lenteur, et non par la substance. Tous les corps ont quelque chose de commun. Un corps qui est en mouvement ou en repos a dû être déterminé au mouvement ou au repos par un autre corps, lequel a été déterminé au mouvement ou au repos par un troisième corps, et ainsi à l'infini…

Spinoza Ethique extrait

 

INSTALLATION VIDÉO

du 4 au 12 Novembre 2011

à l'Espace Niel de Toulouse

CONFÉRENCE

PERFORMANCE

le 25 Mai 2011 à l'Instituto Cervantes de Toulouse

HUMAN.FAIR

 les 20, 21 et 22 Avril 2011 à l'Usine de Tournefeuille

ATELIERS CHORÉGRAPHIQUES

à partir du 09 Nov avec les "anciens" de la résidence d'Oc de Tournefeuille

HUMAN FAIR à Tournefeuille

du 24 au 31 Juillet 2010

HUMAN FAIR au CDC de Toulouse

du 29 Mars au 10 Avril 2010

FORMATION CDC Toulouse

du 08 au 19 Mars 2010

SOLOSOLILOQUE reprise

du 02 au 05 Décembre 2010

PAROLES ET CORPS D'IMMIGRATION rencontres artistiques
du 14 au 20 Septembre 2009

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